La police britannique a arrêté des femmes ayant des casiers judiciaires après avoir constaté que beaucoup d’entre elles sont des victimes de violences domestiques condamnées pour des infractions qui auraient été commises sous la contrainte exercée par leurs agresseurs, selon OpenDemocracy. L’enquête s’appuie sur plusieurs mois passés à analyser des données pénitentiaires et à déposer des dizaines de demandes d’accès à l’information au titre de la Freedom of Information. La newsletter décrit un lien, rapporté, entre les violences domestiques et la délinquance des femmes, qu’elle affirme avoir été largement ignoré au sein du système de justice pénale. Une femme interrogée a déclaré ne pas s’être rendu compte que son partenaire la contrôlait, jusqu’au moment où il était trop tard. Le récit se concentre sur des femmes qui pourraient être au nombre de plusieurs milliers, en plus de celles qui sont déjà en prison, et sur la façon dont leurs dossiers ont été traités une fois qu’elles ont été reconnues coupables et condamnées. OpenDemocracy présente ces conclusions comme faisant partie d’un travail d’enquête en cours sur les prisons en Angleterre et au pays de Galles et sur la situation des victimes de violences domestiques au sein du système judiciaire.