La police a interpellé un homme de 34 ans près de Limoges dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a détruit une partie de l’hôtel de ville le 17 octobre. Le suspect a été placé en garde à vue mardi matin à Val-d’Issoire, dans le département de la Haute-Vienne. L’unité RAID a mené l’intervention à l’aube, dans une maison isolée du hameau de Bussière-Boffy. L’homme est connu des services de police et de renseignement et figure au fichier S en raison de ses liens avec le mouvement d’ultragauche. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste traitent le dossier avec la police locale. Les autorités affirment qu’elles pensent qu’il n’a pas agi seul. Une opération RAID et les premières sources de l’enquête ont identifié son profil peu après son interpellation. Le suspect, charpentier de profession, a déjà été condamné pour des violences commises contre un policier lors d’une manifestation à Guéret dans le cadre du projet de l’usine de pellets Biosyl. Il a d’abord été acquitté en 2025, puis condamné, en appel, à un an d’emprisonnement avec sursis, avant de former un pourvoi devant la Cour de cassation. L’enquête s’intéresse également à sa famille. Son père, décrit comme un militant d’extrême gauche de longue date en Limousin, a été condamné pour la destruction de matériels de télécommunications liés au dossier de la 5G, notamment des antennes aux Cars en 2021, ainsi que pour l’incendie, en 2020, de véhicules d’Enedis. Il a été condamné à trois ans de prison avec sursis. Un co-détenu, une femme de 55 ans jugée dans la même affaire, a écopé de deux ans avec sursis. La dernière étape est l’enquête en cours, l’homme ayant été interpellé lors de l’opération RAID à Val-d’Issoire.