Après une fusillade à Trappes et La Verrière qui a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans, les enquêteurs ont placé trois personnes proches du suspect présumé en garde à vue. Parmi elles, la mère de Kevin T. Elle s’est présentée seule à la police après l’arrestation de son fils, sans convocation préalable mentionnée dans le dossier. Les mesures de garde à vue ont été annoncées par le Parquet national antiterroriste (PNAT) après l’arrestation de Kevin T., 39 ans, le vendredi 23 octobre, à la suite de l’attaque. Sans que le rôle exact de chacune des personnes placées en garde à vue n’ait été précisé, l’enquête porte sur ce que savait l’entourage du suspect et sur d’éventuelles aides avant l’attaque. Elle s’intéresse également à la chronologie qui a mené à la fusillade. Kevin T. a d’abord été difficile à localiser. Sa fuite s’est achevée à Coignières, après que la police l’a interpellé plusieurs dizaines de minutes après les faits. En garde à vue, sa mère ainsi que deux autres membres de sa famille et des proches sont interrogés dans le cadre de la piste terroriste. La garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures pour le suspect et elle a été prolongée le samedi. Des tests toxicologiques sont en cours. Les enquêteurs indiquent que le suspect a été interpellé avec de la cocaïne, des canisters de gaz lacrymogène et un pistolet-mitrailleur Sten MK II. L’origine de l’arme est encore en cours de vérification. Au domicile de Kevin T. à Plaisir, la police a également retrouvé un appartement muni de canisters. Les enquêteurs cherchent également à établir un mobile. Les premières explications que Kevin T. aurait données évoquent une réaction à des pillages commis par des personnes masquées autour de la manifestation du 17 octobre. « Je n’en peux plus », aurait-il déclaré aux policiers au moment de son arrestation à Coignières. Le samedi, les enquêteurs ont aussi confirmé que le dossier reste ouvert pour des investigations supplémentaires, alors qu’ils tentent de reconstituer les événements et d’éventuels liens autour de l’arme saisie. Statut judiciaire: trois personnes de la famille du suspect et de son entourage proche sont en garde à vue, l’enquête se poursuivant dans le cadre de la compétence antiterroriste du PNAT.